dimanche 30 mars 2014


    Comment bien rater ses vacances

                                                                                      Anne Percin






 Un petit mot sur l'auteur :


Née en 1970 à Epinal, Anne Percin grandit à Strasbourg qu’elle quitte à 25 ans pour Paris, où elle commence à enseigner le français en collège. Marquée dans l’enfance par la lecture de Colette, elle 
cherche à revenir vivre à la campagne, un rêve accompli en 2003 où elle s’installe en Bourgogne avec son compagnon, l’écrivain Christophe Spielberger et leur enfant. Elle vit actuellement en Saône et Loire, partage sa vie entre l’enseignement et l’écriture de romans « pour les ados ».


  • Point de Côté, Éditions Thierry Magnier, 2006
  • Servais Des Collines, Oskar Jeunesse, 2007
  • Né sur X, Éditions Thierry Magnier, 2008
  • L'âge d'Ange, L'école des Loisirs, 2008
  • N'importe où hors de ce monde, Oskar Jeunesse, 2009
  • Bonheur Fantôme, Éditions du Rouergue, 2009
  • À quoi servent les clowns ?, Éditions du Rouergue, 2010
  • Comment (bien) rater ses vacances, Éditions du Rouergue, 2010
  • Le premier été, Éditions du Rouergue, 2011
  • Comment (bien) gérer sa love Story, Editions du Rouergue, 2011  (suite de Comment (bien) rater ses vacances)
  • Comment devenir une rock star (ou pas), Éditions du Rouergue, 2012 (suite de Comment (bien) gérer sa love Story,)
  • Western girl, Éditions du Rouergue, 2013




                                                                      http://fr.wikipedia.org/wiki/Anne_Percin consulté le 30/03/14






Mon avis après lecture :



J'ai trouvé ce livre tout simplement rafraîchissant. Enfin une histoire où le héros est un jeune (il faut dire que ça me manquait un peu puisque je n'ai eu, jusqu'à présent, comme jeune héros que le personnage de Matt) qui vit dans une société européenne avec les mêmes balises que nous. Je fais peut-être mon conservateur pour une fois mais je dois avouer que ça me manquait. J'ai donc lu cet ouvrage en deux heures et avec envie.
Je pense que ce qui m'a le plus fasciné fut le personnage. En effet, Maxime, un jeune ado de 17ans au look un peu rock traverse des situations peu ordinaires ( sa grand-mère fait un infarctus et il doit s'occuper de lui seul) avec beaucoup d'humour et de sang-froid.
Ce qui m'a marqué, c'est aussi l'évolution de ce même personnage. Dans ma représentation, nous passons d'un ado rockeur "mou du genou" (il a envie de passer des vacances tranquilles à regarder des séries) à un jeune adulte qui sait se prendre en main et aller de l'avant.
J'ai un peu l'impression que nous passons de la chenille au papillon.

Je pense que ce livre divertissant serait une bonne lecture à donner en 2e année ou en 3e car certains aspects comme le jeu de narration sont intéressants.

La narration et l'humour du livre

Un détail humoristique m'a marqué dans cette ouvrage. Il s'agit de la manière dont le livre a été écrit. En effet, je me suis surpris à vérifier si l'auteur du livre n'était pas le personnage lui-même (ou plutôt si le narrateur n'était pas l'auteur lui-même).
Souvent, lorsque nous lisons un livre, la réalité nous rattrape avec des notes de bas de page rédigées par l'auteur ou le traducteur. Ces notes nous rappellent que ce que nous lisons est une histoire (souvent fictive). Or, dans ce récit, les notes de bas de page sont elles-mêmes rédigées par ( l'auteur, oui, mais on a l'impression que c'est..) le narrateur de l'histoire. Par exemple, à la page 83 (chapitre 14) , Maxime interrompt son récit par une note de bas de page pour s'adresser directement à nous, lecteurs.

Je trouve que ce procédé est original et permet au lecteur de ne pas se détacher de l'histoire car il est interpellé par celle-ci ; il se sent directement concerné comme si c'était à lui que Maxime racontait ses aventures.
Ces notes sont toujours rédigées avec humour ce qui rend la lecture encore plus attrayante.
Maxime raconte en livrant ses pensées personnelles qui font souvent sourire. Si je prends une page au hasard, je peux retrouver un extrait qui m'amuse :
Page 82 :
"Avec un feutre, j'ai écrit dessus, de ce qui me semblait être une calligraphie soignée : cerises à l'eau-de-vie , Kremlin 2010.
Le lendemain, tel un moderne Champollion; j'ai découvert sur les bocaux alignés à la cuisine, une série de hiéroglyphes griffonnés sur des étiquettes collées à l'envers."

La référence est tout bonnement désopilante ! En parlant de référence, je dois avouer que l'humour de l'auteure nécessite parfois un bon bagage culturel. C'est pourquoi il faudra envisager une lecture progressive si on désire faire lire ce livre à des élèves (car c'est l'occasion de leur en apprendre davantage! ).


Je pense que grâce à cet humour, la lecture ne ralentit pas et c'est un véritable plaisir d'avancer dans le récit.
CEPENDANT, je pense que ce même humour est parfois de trop. Impossible pour moi d’effacer mon sourire amusé même dans des situations critiques (lorsqu'il trouve sa grand-mère au sol) car la situation est décrite avec sérieux mais toujours avec une pointe d'humour :
Page 45 (Maxime vient de téléphoner aux urgences) : Si on m'avait demandé une heure plus tôt ce qu'était la PLS, j'aurais surement répondu que c'était la dernière console de chez Sony.

Je dirais donc que le seul léger bémol de ce livre est la trop grande place de l'humour bien qu'il soit un atout pour la lecture.


Le titre

Je trouve que le titre "Comment (bien) rater ses vacances" est un peu paradoxale. En effet, je n'ai pas trouvé que Maxime ratait ses vacances...

Au contraire (malgré l'hospitalisation de la mamy) :

-Il a échappé aux vacances avec ses parents.
-Il a pu manger et cuisiner tout ce qu'il voulait, sa grand-mère étant à l’hôpital (pizzas, aubergines et.....bulbes de tulipes).
-Il a rencontré pika-Natacha avec qui il tisse petit à petit une relation (virtuelle pour commencer).
-Il a évolué et a changé de look.

-Il a pu écouter la musique à fond et s'amuser (par exemple le passage où il se déguise en femme).
-Il a regardé les films qu'il voulait voir.
-Il a fait du sport (vélo de la maison à l’hôpital).

Je n'ai donc pas l'impression que le héros a vraiment eu des vacances gâchées. Avant d'ouvrir le livre, je m'attendais à suivre une succession d’événements malheureux et non une comédie ayant pour thème l'émancipation.

Je pense, dès lors, que le titre n'est pas le plus adéquat. Si j'avais dû choisir un titre pour ce livre j'aurai opté pour Maman je suis seul à la maison.


Je dois avouer que les deux histoires se ressemblent un peu, à mon sens. Nous suivons deux jeunes qui se retrouvent livrés à eux-mêmes pour des raisons dramatiques et qui connaissent des situations amusantes grâce à leur perception des choses "Tout va bien". A nouveau, la comédie prime.
A la fin des deux histoires, tout rentre dans l'ordre et tout le monde est heureux.

samedi 15 mars 2014


                             Des fleurs pour Algernon
Daniel Keyes



Mon avis général :

 Je dois avouer être resté perplexe une fois la dernière page retournée.
Nous suivons, tout au long du récit de science-fiction, l'histoire de Charlie Gordon qui est un adulte déficient mental. Bien qu'il ait été abandonné par ses parents (il a été placé dans un établissement qui serait un lieu plus adapté à sa condition), Charlie se débrouille seul et suit des cours avec d'autres personnes arriérées pour tenter de lire et écrire.

Charlie voit sa vie basculer le jour où il est choisi pour participer à une expérience inédite : rendre à un déficient des capacités cognitives normales voire supérieures. Afin de protéger Charlie d'effet non désirables (bien qu'il soit le premier humain à tester ce projet), les scientifiques (le docteurs Strauss et le professeur Némur) emploient le même traitement sur une petite souris nommée Algernon.


L'intelligence de Charlie (et celle d'Algernon) croît d'une façon spectaculaire. Cependant, l'intelligence a un prix. Charlie se retrouve à nouveau en décalage avec la société qui l'entoure. De l'idiot dont le monde se moquait, il devient aux yeux de tous, l'intellectuel prétentieux qui méprise son entourage. Charlie passe donc d'une extrême à l'autre en très peu de temps. Nous assistons même à certains moments de schizophrénie où Charlie ressent la présence de son ancien-moi, en train de l'observer. Ces situations le déstabilisent totalement et le plongent dans des moments de violence (par exemple le passage où il désire faire l'amour avec Alice).


Malheureusement, l'état de Algernon décline. Elle perd peu à peu ses facultés et est victime de moments d'absence, de folie. Charlie le sait, il ne tardera pas à suivre la même destinée tragique.

Il terminera son récit ( car il écrit sous la forme de comptes-rendus) en demandant de déposer de temps à autre, des fleurs pour Algernon car l'expérience aura eu raison de la souris.
Le titre de l'ouvrage s'explique donc par la fin du livre. Charlie veut honorer la souris car elle a été son homologue pendant toute la durée du changement de sa vie. Elle symbolisait ses espoirs de devenir intelligent car c'était tout ce que ses parents voulaient, que Charlie soit comme tout le monde.



Insérer ce livre dans le cadre pédagogique

J'ai eu l'occasion de créer une séquence sur le journal intime. Ce livre étant rédigé sous la forme de comptes rendus écrits par Charlie, il me semble être une bonne idée d'employer certains extraits pour montrer d'autres types répondant au thème du journal intime.
Après le commentaire de Mme Centi, je préciserai aussi que ces comptes-rendus ont plusieurs fonctions et bien qu'ils soient fictifs, ils servent aussi bien de confident que d'aide mémoire afin que Charlie puisse se souvenir de ses pensées par la suite. C'est aussi un usage scientifique puisqu'ils seront dévoilés et analysés afin de constater une éventuelle progression.

De plus, j'ai remarqué que le langage de Charlie changeait au fur et à mesure du récit. Il parle de manière très simplifiée, en faisant d'énormes erreurs orthographiques, puis passe à une maîtrise de la langue beaucoup plus élevée.
C'est donc aussi l'occasion de mettre l'accent sur l'importance de la maîtrise de la langue et donc de proposer des exercices en rapport avec des extraits du livre. En effet, les élèves ont tendance à modifier des règles grammaticales et orthographiques pour gagner du temps puisque de toute façon " on s'comprend Msieur". J'ai remarqué que même si la compréhension est possible, un trop grand nombre d'erreurs oblige le déchiffrage et ralentit la lecture. Le gain de temps est donc perdu.

Proposition de leçons :

-Lecture de la première page de l'oeuvre de Keyes.
      objectifs : hypothèses de lecture par rapport au personnage.
-Discussion sur la manière dont la lecture se fait et trouver les biais de la compréhension.
      objectif : sensibiliser les élèves à l'importance d'une bonne orthographe.
-Exercices de maîtrise de la langue. Les élèves ont le texte de Charlie et doivent proposer des corrections orthographiques, grammaticales, de phrases simples en phrases complexes,....
    objectif : contextualiser l'apprentissage des règles de la langue française en gardant un support attractif et avec un support auquel ils sont familiers.
-Mise en exergue des caractéristiques relatives à la forme du livre en comparaison avec d'autres (pourquoi pas Simple de Marie-Aude Murail en supposant qu'ils l'aient lu plus tôt dans l'année, ainsi le thème est conservé et la différence la plus flagrante apparaît ).
    objectif : introduire la la séquence relative au journal intime.
-Comparaison entre deux extraits du livre.
   objectif: mettre en évidence les registres de langue (Charlie parle parfois de manière soutenue)  et leur utilité.


Adaptations et comparaisons 


Le livre a été adapté au cinéma et au théâtre plusieurs fois :










  • Charly, film américain réalisé par Ralph Nelson en 1968.

    • Des fleurs pour Algernon, téléfilm américain réalisé en 2000, avec Matthew Modine
    • Des fleurs pour Algernon, téléfilm franco-suisse réalisé par David Delrieux en 2006, avec Julien Boisselier, Hélène de Fougerolles et Marianne Basler dans les rôles principaux. L'opération neurochirurgicale est substituée par une nouvelle molécule stimulant les astrocytes, et nécessitant des doses de plus en plus élevées. Charles, voyant Algernon régresser, tue la souris lui-même, et arrête le traitement de son plein gré.
    • Holeulone (choréographie, 2006), de Karine Ponties. Prix du meilleur spectacle de danse décerné par le jury du Prix de la Critique de la Communauté française de Belgique.
    • Des fleurs pour Algernon, Lecture par Michel Vitold d'une adaptation de la nouvelle, radiodiffusée en France le 6 mars 1966. Vitold réussit, par la modification progressive puis régressive de sa voix et de sa diction, à dépeindre l'évolution de Charlie Gordon.
    • Des fleurs pour Algernon, pièce de théâtre interprétée par Grégory Gadebois mise en scène par Anne Kessler au studio des Champs Élysées, en 2012. Prix du meilleur comédien et du meilleur spectacle privé au Palmarès du théâtre 2013.
    J'ai commis l'erreur de regarder le téléfilm franco-suisse AVANT de lire le livre.
    L'adaptation est, selon moi, désastreuse.
    En effet, de nombreux éléments ont été modifiés à tel point que l'histoire parait différente. Nous conservons Charlie mais nous perdons de nombreux éléments importants du livre. Prenons par exemple la mort de Algernon : le livre dit qu'elle meurt naturellement alors que le livre met en scène Charlie tuant délibérément son homologue. Le livre relate des souvenirs, la rencontre entre Charlie et son père mais le film n'en fait pas mention.
    IJe pense donc que ce téléfilm est un travail mal fait qui n'exploite pas toutes les dimensions psychologiques que doit traverser Charlie dans le livre.


    Mon mot de la fin
    Des fleurs pour Algernon m'a fait penser au livre Simple en raison du personnage principal présentant les mêmes caractéristiques d'un récit à l'autre (adulte attardé ayant été placé dans un établissement et abandonné par ses parents). La différence majeure entre les deux romans, sur le point de vue du contenu, est le thème du bonheur. Simple s'adapte tout doucement à sa nouvelle vie dans le monde réel et finit par être heureux, entouré, aimé. A l'inverse, Charlie ne peut pas trouver le bonheur car il ne se stabilise jamais. Lorsqu'il aime en étant attardé, les gens se moquent de lui et le considère comme un simple enfant. Lorsqu'il devient intelligent, il freine l'amour d'Alice et l'empoisonne psychologiquement; il finit même par effrayer Fay. Il redevient attardé mais se réfugie dans la solitude comprenant que le monde qui l'entoure ne sera jamais adapté pour lui. La préhension du monde est donc différente selon les différents personnages. Charlie ne sera jamais pleinement satisfait alors que Simple s'adapte et se sent de plus en plus aimé.

    jeudi 19 décembre 2013

    La maison du scorpion - Nancy Farmer

    Ma lecture pas à pas

    Je tiens ce livre que je m’apprête à lire, le titre me laisse perplexe...
    "La maison du scorpion" , serait-ce un livre-documentaire qui explique le mode de vie du scorpion ? Je songe à la collection Médium qui traite souvent des préoccupations des adolescents.
     Pourquoi fait-on mention d'un scorpion ? Serait-ce une métaphore où l'on va décrire un endroit dangereux ou serait-ce le nom d'un des personnages ?

    Observons la 4e de couverture :

    El Patròn a cent quarante ans et il est l’homme le plus puissant du monde. Il règne sans partage, depuis son luxueux palais décoré de son emblème, le scorpion, sur Opium, ce nouveau pays créé au XXIe siècle, entre le Mexique et les États-Unis, entièrement dédié à la culture du pavot et à l’enrichissement des trafiquants de drogue. Quand il mourra, il emportera dans sa tombe ses richesses mais aussi ses serviteurs, sa maisonnée, comme les pharaons et les anciens rois chaldéens. Mais, pour l’heure, El Patròn n’a pas l’intention de mourir. Il veut vivre neuf vies, comme les chats et les démons. C’est à cela que servent les clones, des réservoirs d’organes jeunes et sains, des presque humains que l’on décérèbre à la naissance. El Patròn est si orgueilleux qu’il a exigé que Mattéo, son clone, fasse exception à la règle et grandisse avec son cerveau. Le problème, c’est que, quand on a un cerveau, on s’en sert.



    Au moins, c'est clair : Il ne s'agira pas d'un documentaire.
    Ce que l'on peut apprendre de ce résumé c'est que ce livre sera du registre de la science-fiction.
    En effet, l'histoire semble se dérouler au 21e siècle ( ici, nous avons encore le choix, soit ce sera une uchronie(par rapport au temps du lecteur) car nous sommes, en temps réel, au 21e siècle soit la date sera précisée dans l'histoire et il s'agira d'un récit d'un futur hypothétique) mais fait apparaître un personnage qui a l'air important : El Patròn.
    Serais-je hardi de penser que son nom reflète son rang hiérarchique ?
    El Patròn serait l'homme le plus puissant du monde et dirigerait OPIUM, un nouveau pays. L'opium est une sorte de drogue. Si l'on ajoute le fait que ce pays considère la drogue comme un moyen d'enrichissement, je pense que ce livre va parler d'un problème.....de drogue. CQFD  (problème contemporain faisant des ravages chez les jeunes).

    Ce qui est intéressant c'est d'apprendre que El Patrón pratique la culture d'humains. Nous sommes donc bel et bien dans un récit de science fiction. Cet homme pratique cet acte choquant pour entretenir sa propre jeunesse en récoltant des organes en bonnes santé au détriment des respects des droits de l'homme (existent-ils seulement dans cette histoire?).
    Un mot retient mon attention car j'ignore sa signification: décérèbre vu le contexte, je pense qu'il y a un rapport avec le cerveau. Vérifions : ôter, détruire le cerveau de (http://dictionnaire.sensagent.com/d%C3%A9c%C3%A9r%C3%A9br%C3%A9/fr-fr/ consulté le 19/12/13)
    Il s'agit donc de cultiver des êtres humains sans leur laisser la possibilité d'apprendre à penser. Ces personnes doivent donc ressembler à des zombies sans aucune faculté mentale.



    En dernière partie, nous faisons la connaissance de Mattéo, un clone de El Patrón qui a eu la chance de conserver son cerveau en guise d'organe cultivé. La dernière phrase de ce résumé apéritif nous donne une piste sur le fil conducteur de l'histoire : Le problème, c’est que, quand on a un cerveau, on s’en sert. On peut donc supposer que Mattéo va devenir une sorte de rebelle contre ce système mis en place. Obtiendra t'il la liberté ou cherchera t'il à prendre la place de El Patrón ? Nous le découvrirons bientôt.






    Arrivé à la page 50 :

    Pour l'instant, on ne parle que d'un personnage : Matt qui est un petit garçon qui vivait avec une femme, Célia, dans le champs de pavots. Après avoir fait la rencontre de Steven et María et s'être blessé avec du verre, Matt s'est retrouvé dans une grande maison avec une gravure en forme de scorpion ( CF: le titre ). Il est soigné par un docteur mais sous la responsabilité d'une servante (Rosa) qui le traite comme un animal.

    On découvre aussi que Matt a une inscription sous le pied qui le rattache au lieu mais aussi, qu'il est le clone del Pátron (que l'on n'a pas encore rencontré dans le livre, son nom a seulement été cité).



    Mon avis pour la suite : Une histoire d'amour entre María et Matt. En effet, ils semblent bien s'entendre et la première partie du livre explicitait qu'il s'agissait de l'enfance de Matt ( de 0 à 6 ans). Je suppose donc que l'on aura son adolescence par la suite et donc une romance potentielle.

    Le docteur vient de revenir et reproche l'attitude de Rosa envers Matt. Son mode de vie va donc être surement amélioré. je suppose également qu'il y aura une rencontre entre le clone et la source.


    Page 200 (Petit bond dans l'ouvrage) :
    Que d’événements..... Matt a rencontré El Patrón (donc il y a bel et bien eu une rencontre entre le clone et la source ,celui-ci le traite comme son égal) et a obtenu de meilleures conditions de vie. Il a retrouvé Célia, sa gouvernante et a obtenu un garde du corps qui semble attendre quelque chose de lui.
    En effet, Tam Lin (le garde du corps) emmène Matt dans des endroits non surveillés par les caméras et lui apprend les choses de la vie (escalader, les plantes médicinales,...). Il parle parfois à Matt avec du double sens. Comme s'il critiquait El Patrón.  Je pense qu'il veut que Matt agisse différemment de El Patrón.

    Il y a un conflit très intense entre Tom (petit garçon de la famille du même âge que Matt) et sa mère contre Matt. Par exemple, ils tuent le chien de María en faisant passer Matt pour responsable.
    Tom est décrit comme un garçon aux yeux bleus incarnant l'innocence même MAIS il semble que ce ne soit qu'une apparence. Il ne cesse de préparer de mauvais coups.
    Je pense qu'il va devenir l'anti-héro une fois arrivé à la partie de l'âge adulte. L'histoire n'hésitant pas à faire disparaitre des personnages, je pense qu'il mourra à la fin de l'oeuvre.

    Maria est rentrée dans une sorte de couvent. Elle a acquis beaucoup de maturité et n'hésite pas à défendre Matt en s'appuyant sur les écrits sacrés pour défendre tout être vivant face à sa famille répudiant le clone.

    Matt a découvert un endroit pollué où l'air est irrespirable (mais il s'agit aussi de l'endroit où vivent les eejit, les personnes qu'on a privés de leur cerveau). On dirait une sorte de déchetterie mais ce lieu est censé être interdit.

    El Patrón semble être mourant ce qui m'amène à mon hypothèse pour la suite : Je pense qu'ils vont vouloir prélever les organes de Matt pour rendre sa jeunesse à El Patrón mais que celui-ci va s'enfuir et peut-être parvenir à prendre le contrôle sur les eedjits.



    Concernant le titre du livre , le nom de famille Del Patrón est  alacrán ce qui signifie en espagnol "scorpion" (qui l'eut cru....). La maison du scorpion désigne donc la maison del Patrón et par extension, son domaine tout entier qu'il défend. Le scorpion est donc une métaphore du personnage. Il est tel un scorpion car il est aussi dangereux que l'animal au sang froid.

    Page 307 :

    El Patrón est mort. Les médecins ont tenté d'utiliser Matt pour prélever ses organes et sauver El Patrón mais Célia avait empoisonné Matt pour que cette démarche soit impossible.
    Elle est Tam Lin ont permis à Matt de s'enfuir en Azlan (l'ancien Mexique). Matt est donc arrivé en Azlan et a été mis avec d'autres enfants capturés pour effectuer des travaux forcés dans une usine.
    Le but de Matt est de retrouver Maria à San Luis.
    Je pense donc qu'il va y avoir une rébellion et que Matt va prendre la tête des enfants perdus.

    Petit détail :
     le domaine d'El Patrón n'employait que très peu la technologie. Le monde que rencontre Matt est dès lors très différent.


    Steven et Emilia se sont mariés (mariage de pouvoir).
    María va devoir épouser Tom.

    Le mot de la fin (oui, j'ai fini le livre) : Surprises et déceptions :

    Matt s'est fait de nouveaux amis dans l'usine où il était prisonnier : Fidelito (un petit garçon de 8ans) , Chacho (la brute de la bande) et Ton-Ton ( qui a du mal à assembler ses idées). La vie devenait insoutenable à l'usine ( maltraitance physique) Matt s'est rebellé contre le surveillant et il y a eu une bagarre. Un des Surveillant avait une dent contre Matt et l'a abandonné ainsi que Chacho dans une sorte de crevasse pleine d'os de baleine. Ton-Ton et Fidelito sont venus au secours des deux garçons en droguant les gardiens et en volant une sorte de grue. Les quatre garçons se sont retrouvés dans un village Mexicain, recueillis par une famille attentionnée. Matt accède au couvent où se trouve normalement María et rencontre Esperanza (la mère de María qui avait écrit un pamphlet (donné par Tam Lin à Matt) contre El Patrón). Une fois tous réunis et saufs, Esperanza convainc Matt de retourner chez lui car depuis la mort del Patrón, le domaine est bloqué,impossible d'entrer en contact à cause d'une sorte de champ de force. Matt étant un clone,et ayant les mêmes empreintes génétiques que El Patrón, il est le seul à pouvoir briser la protection. Il réussit sa mission et arrive chez lui où les seuls survivants sont Célia et d'autres connaissances de Matt. Cette dernière lui explique que El Patron voulait tout conserver même dans sa mort et pour se faire, a mis en place un plan pour que les bouteilles de vin bues lors de son enterrement soient empoisonnées. Il a été mis dans une sorte de grotte où les invités ont bu le fameux vin et tout le monde ( Tom , Félicia ,....) est mort avec El Patrón.
    Matt accède à la grotte grâce à ses empreintes digitales et découvre le trésor du dragon. Ses ennemis étant hors d'état de nuire, il doit désormais démonter l'empire d'Opium.

    J'ai été surpris de l'ingéniosité de El Patrón. Même dans la mort il est parvenu à garder tout pour lui.

    J'ai aussi été étonné que tout les gentils restent en vie (sauf Tam Lin) et l'ensemble du clan opposé a trépassé.

    Je suis quelque peu déçu de la facilité des choses. Il est trop facile à Matt de retourner chez lui et d'obtenir tous les pouvoirs. Aussi, je n'ai pas apprécié la fin du livre. Le début de l'oeuvre me semble trop longue en comparaison avec la fin qui semble enchaîner les actions pour terminer sur un "et après ?". Matt sait qu'il doit tout diriger et orienter l'empire pour un mieux mais on ne sait pas s'il va le faire ni comment, bref : rien.


    Je reste malgré tout satisfait de ma lecture et pense que je ferai lire ce livre à des élèves de 3e secondaire (le nombre de page et les thématiques me paraissant peu convenir à des élèves plus jeunes).












    Les Thèmes et hypothèses d'exploitation

    Il est inévitable de penser au thème de la vie éternelle avec le personnage de El Patrón qui désire rester vivant à tout jamais en procédant à ce que j’appelle la culture d'organes. Cette culture est mise en lien avec le thème du clonage qui est un sujet assez sensible à notre époque car il est désormais possible de cloner au moins un animal.
    Les jeux de pouvoirs sont aussi très présents dans cette oeuvre ainsi que certaines notions de politique.
    El Patrón maintenait un régime dictatorial, Matt se retrouve prisonnier avec d'autres enfants devant suivre des règles appliquées pour la collectivité. Ceci peut s'apparenter au communisme.
    Le rejet de la différence est aussi présent car Matt est un clone mais rejeté de l'ensemble de la famille des Alcránes.
    Enfin, le trafic de drogue est bien sûr un point essentiel du livre.

    Il me semblerait pertinent de faire un débat en classe à propos de ce livre. Il pourrait être demandé aux élèves ce qu'ils pensent du concept de vie éternelle liée au clonage. L'idée paraîtra mauvaise car Matt ressemble à un être humain mais en proposant de cloner des animaux par exemple, l'idée pourrait être plus accessible.



    Un extrait qui m'a marqué :

    Contexte :
    Matt est prisonnier de l'usine avec les autres enfants. Il envisage de s'échapper et tente d'élaborer un plan.

    page 332 "Était-ce mal de faire sauter vingt bonshommes? El Patron ne se serait même pas posé la question. Tam Lin avait essayé de supprimer le Premier Ministre britannique, mais il avait tué vingt enfants.

    Le meurtre est une mauvaise action, frère Loup, fit une voix dans son esprit. Il soupira. C'était probablement ce que Maria appelait la conscience. C'était encore plus douloureux que l'amitié."

    Cette phrase me laisse songeur car elle démontre à elle seule que l'esprit de Matt est à construire. Il symbolise l'enfant qui ne peut que devenir ce que nous lui laissons l'opportunité de devenir.

    Il se pose ici la question du meurtre en se demandant si l'action serait grave ou non. Bien qu'il soit cultivé, certains aspects de la vie sont encore voilés par son innocence.
    Je fais la comparaison avec un enfant en pensant plus particulièrement aux futurs élèves que je croiserai.
    Eux aussi seront, malgré les apparences, des êtres en construction. Cette phrase me rappelle à quel point notre rôle sera essentiel en ce qui concerne leur éveil à la citoyenneté.
    Je songe aussi à El Patrón qui a fait de nombreuses mauvaises actions et qui, selon ma logique, pourrait symboliser les adultes, les parents qui , parfois sans le vouloir, montrent le mauvais chemin à suivre, exécutent devant leurs enfants des actions négatives.
    Ma pensée peut sembler idéale mais j'en viens à me demander si le monde ne changerait pas radicalement et très rapidement si tout le monde montrait le bon exemple aux générations suivantes. Si tout le négatif était dissimulé et que tous les comportements à adopter en cas de problèmes, en cas de conflit, étaient enseignés dès le début de l'apprentissage des enfants, pourraient-ils encore avoir des comportements réprimandés ?
    Je sais que tout ce que je viens de décrire est déjà censé êtres mis en oeuvre mais ce passage du livre me marque comme si je prenais conscience du fondement de quelque chose....

    vendredi 29 novembre 2013

    "Simple" M-A Murail


                                              Simple
                 
                                                               De Marie-Aude Murail



    Ma quatrième de couverture:

         "-Coucou!
         -C'est quoi ça ?!
        - C'est Pinpin.
        -Monsieur Pinpin"
    Il s'appelle Simple, de son vrai nom Barnabé. Son meilleur ami est un lapin en peluche et sa seule famille, un frère de 17ans.
    Son corps a 22ans, son esprit 3.
    Afin de ne plus être privé de liberté, Simple va être pris en charge par son jeune frère et tout deux vont intégrer une collocation à Paris mais Barnabé voit le monde qui l'entoure sans forcément le comprendre ou alors, sous sa forme la plus...simple.


    J'ai adoré son livre bien que je craignais détester au regard de la couverture et du résumé.
    Ma première réaction : une histoire sur un "débile mental", voilà qui promet d'être cliché.
    Au fur et à mesure des pages, je me suis surpris à sourire, parfois même à rire. L'histoire porte le message auquel je m'attendais mais le style de l'auteur permet d'attendrir les plus grands comme les plus petits en mettant en scène des situations proches du réel avec des discours aussi vrais que ceux que l'on utilise au quotidien. En effet, Marie-Aude Murail n'hésite pas à employer des dialogues, des tournures très jeunes avec notamment de l'argotique. Les situations qu'elle décrit à merveille sont très représentatives car les description sont très légères, les pensées des personnages sont légèrement retranscrites et les dialogues priment tout au long du récit.

    Ce style ne permet pas seulement d'attendrir les enfants ou toucher les adultes mais surtout de donner l'illusion du réel. L'auteur emploi l'indicatif présent ce qui permet de jouer sur l'implication du lecteur et de l'immerger dans l'histoire et de la vivre en même temps que les personnages de Kléber et Simple.

    La relation fraternelle imaginée par l'auteure est aussi très réaliste car bien qu'ils se vouent un amour sans limite, on peut lire certains passages où le seul désire de Kléber est de laisser tomber son frère ou bien de le supprimer. Kléber fait aussi preuve de comportements égocentriques ce qui ne fait que renforcer l'authenticité des personnages décrits et des relations naissantes entre les divers personnages du livre.

    C'est avec délice que l'on suit l'intégration sociale de Simple dans la vie de jeunes gens qui n'auraient jamais pu prévoir construire un pan de vie avec une personne diminuée mentalement.
    En passant par des moments de rire et de tristesse, nous suivons l'évolution de personnages mais aussi de notre propre regard sur la différence.



    --------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

    Réflexion personnelle sur le "personnage" de Monsieur Pinpin :


    En lisant cet ouvrage, j'ai à plusieurs reprises été surpris par Monsieur Pinpin. En effet, bien que cette peluche parlante m'ait fait rire, je me suis quelques fois surpris à me dire : mais, c'est LUI qui lui dicte ses mauvaises actions.
    De fait, ce lapin ne prend la parole que lorsqu'il est seul avec Simple et lui parle de façon vulgaire "C'est chiant ici". 
    C'est aussi un personnage qui lui donne de mauvais conseils. Par exemple, lorsque Simple a le GSM de son frère, Kléber, il lui suggère de le casser pour voir s'il n'y a pas un "beaud'homme" dedans. Cet exemple n'est qu'un des multiples présents dans le livre.
    Bien sûr, cette peluche "discute" aussi avec Simple et nous permet de comprendre le ressenti du personnage. Par exemple, il enlève les yeux de son lapin pour ne pas voir qu'il est revenu à Malicroix. Le lapin demande " Comment je fais pour pleurer ?"
    On peut donc percevoir les émotions cachées de Simple par ses discussions avec sa peluche.
    A la fin de l'ouvrage, Simple parle de moins en moins de son lapin car il grandit petit à petit.
    On peut donc conclure que le personnage de Monsieur Pinpin est le fruit de l'imagination de Simple et que par conséquent, Simple décide lui-même de ses mauvaises actions. Par la bouche d'un autre, il ne cherche qu'à se déculpabiliser de manière inconsciente.
    Simple est aussi une peluche de chiffon qui représente à elle seule le symbole de l'enfance, le doudou. Cette peluche met donc en avant le côté enfantin de Simple et est aussi, son meilleur ami. En effet, cette peluche peut entendre tous ses pleurs et partager ses jeux et joies bien qu'elle soit aussi son mauvais génie.

    Je pense que l'élément Monsieur Pinpin est un élément psychologique digne d’intérêt dans l'oeuvre de Marie-Aude Murail.

    mercredi 27 novembre 2013

    "Dinky rouge sang" M-A Murail


                                          Dinky rouge sang                       de Marie-Aude Murail

     Après ma lecture de "Dinky rouge sang", j'avoue avoir eu des difficultés à synthétiser toutes les histoires présentes dans cette oeuvre.

    C'est pourquoi, j'ai décidé de reprendre les divers personnages et de synthétiser leur rôle dans l'oeuvre de Marie-Aude Murail.


    Nils Hazard : Professeur d'université de la Sorbonne ,un peu guindé, dynamique, doté d'un sens de l'humour un peu particulier et étruscologue.Il fut élévé par son grand-père après la mort de ses parents dans un accident de voiture.

    André Hazard : Grand-Père de Nils. Vieil homme de réputation très stricte, il empêche Nils d'apprendre le violon et semble cacher certains détails de la mort de ses parents. Après la mort de sa première femme, il s'est remis en couple avec une autre dame,Marthe, qui ne semble pas apprécier Nils.
    Première énigme : Nils fait des cauchemars où il revoit la Dinky (ancienne marque de voiture)

    qui a un lien avec la mort de ses parents. Il découvrira par la suite que c'est en fait son oncle qui a commis le meurtre de ses parents et que Nils est lui-même responsable en gardant le secret de ce crime.

    Catherine Roque : Etudiante de Nils Hazard et experte des arts martiaux. Au fur et à mesure du livre, elle tisse une relation de plus en plus intime avec son professeur en le suivant dans la résolution de ses enquêtes.

    Frederic Roque : Frère de Catherine et étudiant, lui aussi, de Nils Hazard. Il grimace à cause d'un tic.

    Deuxième énigme: Nils va mener l'enquête et découvrir que Frédéric avait subi un traumatisme dans son enfance à l'âge de 4 ans. Il avait échappé à la surveillance de son école et avait assisté à un assassinat dans un musé qui l'avait tellement traumatisé qu'il en a gardé un trouble involontaire compulsif faciale. Nils va annuler ce TIC en lui révélant son passé enfoui.

    Paul Duverge : Père de famille qui a soudainement disparu. Son fils demande à Nils de le retrouver.

    Troisième énigme : Paul Duverge disparaît en laissant penser à un conflit familial car ses parents ont fait faillite à cause de leur fils. Nils suit les indices qui lui permettent de comprendre que Paul est en fait à la recherche de son véritable père biologique. Il découvre qu'il s'agit du notaire qui a ruiné ses parents en les faisant chanter car il a retrouvé la vrai mère de Paul et menace de faire éclater la vérité. Paul veut donc se venger et  assassiner ce notaire. Niels arrivant sur ses traces, il empêchera le meurtre et rendra un père innocent à son fils.

    Philippe : Fils de médecin bégayant. Bon élève habituellement, ses résultats et son comportement changent subitement. Philippe en arrive à voler des jeux dans des magasins et de l'argent à son père.

    Quatrième énigme: Nils comprend que le bégaiement de Philippe est dû à une anxiété profonde. En effet, celui-ci est racketté par des plus grands. Nils va alors mettre en oeuvre un piège pour donner une bonne leçon aux malfrats. Le problème de Philippe étant verbalisé et réglé, il cesse de bégayer et retrouve une vie "normale".

    Jean-Marie : Petit ami de Catherine Roque

    Solange : Amie proche de Catherine Roque et ex petite amie de Jean-Marie. Sa mère est dans une maison de retraite et semble un peu folle. Son père a été assassiné et elle pense que sa mère en est responsable.

    Cinquième énigme : Solange demande à Nils de visiter sa mère à la maison de retraite. Ceux-ci menant l'enquête se retrouvent dans une ancienne maison de la famille. Il s'avère que Solange les a menés sur une fausse enquête pour se venger de la perte de Jean-Marie, son ex compagnon. Solange mettra le feu à la maison, après avoir enfermé Catherine et Nils dans le grenier. Il s'agit donc d'une tentative de meurtre qui échouera car Niels et Catherine s'échapperont par le toit.                                                              
    ---------------------------------------------------------------------------------

    Le titre de l'oeuvre:


    "Dinky rouge sang" est une métaphore qui donne à l'oeuvre une densité sans même avoir fait un premier pas dans l'histoire de Marie-Aude Murail.
    Nils est hanté par un souvenir où il peut voir une Dinky (ancienne voiture). Cette voiture est l'un des seuls souvenirs de ses parents qui lui reste. Cette voiture est rouge mais la métaphore permet de comprendre le côté sombre de cette histoire. Le sang représente (dans ce cas-ci) le meurtre des parents et la violence que cet assassinat représente.
     Le titre annonce donc la couleur !





    Carte d'identité du livre:
                                                                                                                                    Auteur: Marie-AudMurail                                                                                    Titres :                                                                                          I/Dinkrouge-sang                                                                                II/L'assassiesacollège                                                                      III/Ldamqutue                                                                            IV/Têtà rap                                    
    V/Scénaricatastrophe                                                            VI/QuveulpeadMaorCannell?                                                        VII/Rendez-vouaveMonsieuX                                                              Edition: EcoldeloisirMEDIUM                                                                    Genre: Policier(-comique)